Digital Detox

Nosedive - Back Mirror

Mes amis, l'heure est grave.

Combien d'heures investies, le nez vissé sur nos smartphones, à scroller sur Instagram, Twitter et Facebook ? (dit-elle en étant happée par deux notifications Instagram).

Nous passerons les détails techniques, que chacun trouve boring (phases de perte de concentration régulières, sommeil perturbé, baisse du QI, pour ne citer qu'eux), pour nous attarder sur cette perte de notre liberté.
Vous avez dit #DramaQueen ? Peut-être que oui ou peut-être que non, l'avenir le dira.
En attendant, le constat, que nous sommes de plus en plus nombreux à tirer, n'est pas tout rose.

Dans une optique ROIste, le temps c'est de l'argent - non, je plaisante. Le temps est un luxe.
Nous sommes nombreux à avoir des semaines de 50 heures (pauses déjeuners comprises, check des emails en loucedé hors des horaires de travail exclu). Il est donc parfois délicat de se retrouver (de se rencontrer ?), de prendre soin de soi comme il se doit (nourrir son corps, nourrir son âme) et des autres qui nous entourent. Nous nous éloignons des choses qu'on aime, sans parfois même s'en rendre compte. Ces occupations digitales nous privent d'espace, de cette liberté du calme, de la création, de la découverte. De la spiritualité également.

Une addiction superficielle, qualifiée d'anxiogène par beaucoup qui s'immisce dans nos vies comme du poison. Instagram est probablement le plus vicieux. Des belles images qui vous rendent shitty et égocentrique. Je repense à notre Beigbeder national (Une vie sans fin, le petit nouveau, publié chez Grasset), qui fait un portrait au vitriol dudit portrait que l'on appelle "selfie", ou selfish, c'est selon.
Je trouve cette citation parfaitement exacte :

Pardon pour la photo moche. Beigbeder est quand même un génie.

Lutter est un acte militant, avec pour seule ligne de mire sa propre santé mentale. Une façon d'être auto-centré, mais loin de la caméra de son smartphone.

C'est cocasse venant d'une Social Content Manager. Mon chef hurlerait à la lecture de ce pugilat.
Il faut dire que j'ai toujours eu beaucoup de recul sur ces réseaux, avec de nombreuses phases de connexion et de déconnexion. Un peu par hasard, j'ai commencé ce job il y a maintenant quelques mois. Et puis, un communiquant qui se respecte doit avoir un compte Twitter. Alors j'ai lancé la machine. Et puis j'aime lire, alors j'ai réouvert mon compte Instagram pour poster les lectures qui faisaient corps avec mon âme. Facebook est désactivé depuis belle lurette. C'était même un soulagement de le quitter, un espace de liberté offert à mon cerveau, une sérénité retrouvée.

Malgré cela, le constat est sans appel, je perds du temps, de l'énergie. Je n'ai pas de rapport rationnel à ces différents outils. Une addiction en définitive.

Le plan d'action est simple :

  • Ne plus inviter son smartphone dans sa chambre (done, j'ai installé un réveil),
  • Je vois Twitter comme un usage professionnel, je vais donc supprimer l'application de mon smartphone perso pour l'installer sur mon pro. Chaque jour je vais m'octroyer 5 à 10 minutes sur mon temps de travail pour tweeter,
  • Je fais, pour le moment, le choix de garder Instagram. Pour une utilisation plus raisonnée, je vais supprimer l'application de mon smartphone et l'installer sur mon iPad (cela réduira la consommation). Et puis, concentrer mes posts sur les lectures,
  • Pendant les pauses déjeuners au travail, je vais laisser mes deux smartphones sur mon bureau.


Pour aller plus loin, quelques ressources :

  • Le podcast "Une digital détox ?" disponible sur l'application Radio Médecine Douce,
  • L'article du numéro 21 de Flow Magazine "Quinze conseils pour mieux déconnecter",
  • L'épisode "Nosedive" de la série British Black Mirror (saison 4, épisode 1) dans lequel notre héroïne lutte pour son ranking. Drôle en apparence, déprimant lorsque l'on y pense vraiment.

Nosedive - Back Mirror



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