Réflexion sur le minimalisme et l'argent


Tututu, que dire, par où commencer ? Et pourtant, cette envie impérieuse d'écrire. Je crois que c'est parce que je suis soumise à quelques changements dans mes chemins de pensée, et qu'il serait bon de noter ces pensées fugaces quelque part, pour y revenir en cas de lobotomie.

Pensée 1 : l'avenir

Le bilan est sans appel : mes économies ont fondu comme neige au soleil en 2017. La faute à mes trois mois sans activité au début de l'année, des impôts $$$ (les primes de précarité portent bien leur nom... Je ne vais pas cracher dans la soupe, mais cette blague Coca-Cola m'aura causée bien du soucis) plus cette proportion à aimer les jolies choses.

Force est d'admettre que je vis comme un roi. Je ne suis jamais à découvert, j'ai un appart génial, je ne me soucie pas du lendemain.
Mais pour combien de temps ? Je constate vivre bien au dessus de mes moyens. Et la seule pensée de baisser de niveau de vie me glace le sang... La seule solution est alors de se donner des priorités.

J'ai un dressing bien rempli (quality over quantity), fruit d'une année de recherche et de remue-méninges quant à mes besoins (mode de vie, appropriation de mon corps et de mes goûts).
J'ai tout ce dont j'ai besoin pour être heureuse (fringues, livres, accessoires etc.).
Il faut donc voir plus grand et surtout, plus loin. Et ce plus loin et ce plus grand est l'achat d'un appartement.

Pensée 2 : la consommation mal orientée

Je fais le constat qu'une impulsion de consommation n'est pas liée à la beauté d'un objet, mais bel est bien à l'image projetée de soi avec ledit objet. On s'idéalise plus fort, plus beau, entier. Pourtant, quand l'achat est effectué, l'objet est réduit à ce qu'il est : un objet, une pièce parmi d'autres, dans une collection parfois disparate.
Un désir assouvi est remplacé par un autre. On oublie le plaisir ressenti lorsque l'on porte la pièce, bien trop obnubilé par de nouvelles envies.

J'ai appris ces derniers temps que je me faisais encore avoir par ma propre bêtise. Je crois que j'aime les coupes classiques, les tenues faciles à composer (d'où mon amour pour le vestiaire A.P.C.). Et pourtant, les erreurs sont encore trop fréquentes et je me retrouve à acheter des trucs chez Sandro et & Other Stories (récemment, Des Petits Hauts. La jupe est chouette mais je ne supporte pas l'idée de dépenser 130 euros dans une jupe qui fait des bouloches le premier jour...). Des objets qui me plaisent, certes, mais qui ne me correspondent finalement pas.

Il y a les produits de beauté et de soin également. L'accumulation liée à cette quête de l'idéal, qui est une chimère absolue.

La conclusion, c'est qu'au fond, je n'aspire qu'à une garde robe simple, épurée et de bonne facture. J'ai un plaisir infini à porter mes pièces préférées (qui ont été généralement été choisies avec soin).
J'ai tout ce qu'il me faut et bien plus concernant les soins et la beauté. Ma nouvelle routine REN Skincare me convient parfaitement, j'ai de très beaux basiques beauté qu'il faut que j'utilise plus souvent (les beaux rouges Armani, les beaux roses Dior). Et puis, je crois que pour le parfum, j'ai besoin du "back to back", avec mon Tam Dao et mon Eau de Lierre (et puis ce jus plus commercial mais acidulé que j'adore, de chez Hermes).

Pensée 3 : se projeter (économiser) et se laisser un budget "plaisir"

Dès 2018 et à l'aube de mes 30 ans, j'ai envie d'épargner. Je visualise très bien l'appartement que nous avons envie d'acheter dans 2 ou 3 ans, et c'est déjà une bonne source de motivation.
Pour autant, pas besoin de regarder chaque centime dépensé. Je vais continuer d'aller chez le primeur, d'acheter des bonnes épices, de me fournir en vrac et sec dans mon magasin bio local.

Pour ce qui est du "f-utile", je me dis qu'un budget de 200€ mensuel pour ce qui est de l'habillement et des produits de toilette est une somme permettant flexibilité et structure. Et puis, j'aimerais aller chez le coiffeur plus souvent (tous les 3 mois environ), car les cheveux blonds et bien coupés boostent ma confiance en moi (et j'en ai cruellement besoin ces derniers temps).

Sans parler du PEG (que je vais, pour la première fois de ma vie, utiliser), je me dis que je peux raisonnablement mettre 600 euros de côté par mois (soit 7 200 € dans l'année). Ce qui représente un petit matelas de sécurité et une fenêtre ouverte vers de beaux projets.

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