Solitary nights

L’hémorragie sous conjonctivale aura parlé : trop de stress nuit à la santé. Puis à la créativité aussi, surtout quand les journées sont pavées d’écrits en tout genre. 

Puis cette évidence de l’insomnie de lundi : la créativité demande de l’espace.

L’espace, c’est tout une histoire, une notion compliquée à définir, tant elle nous échappe. Elle est relative à chacun. Un introverti et un extraverti auront une façon totalement différente de l’appréhender.

Ce qu’il y a de bien avec l’âge, c’est qu’il apporte connaissance de soi, et que l’expression des besoins / envies devient fluide. Il suffit d’écouter sa voix intérieure (bien plus sage et spontanée que n’importe quelle autre entité).
ET LUMIERE FUT.

Je crois que naturellement, nous sommes conditionnés pour être des êtres sociaux. Il en va de la survie de la patrie, du bon fonctionnement de la société. Dans un couple, il arrive parfois que “tu & je” devienne “nous”. Toute notion d’individualité fout le camp, les activités se font à plusieurs. In fine, il n’est pas toujours naturel de posséder cette sérénité qui voudrait que l’on se suffise à soi-même dans l’espace public (expo en solo, verre de vin avec un bouquin etc.).

Pourtant, et cela semble d’autant plus vrai chez les introvertis (coucou !) : Dieu, que c’est divin d’être seul. Galoper dans les rues de Paris, dans le clair-obscur des salles de musée, manger des moules à Saint Germain (tout glamour s’effrite, “la vorace en terrasse”). Et d’un coup, tout un monde de perspectives s’offre à soi. La créativité repart, les batteries sont rechargées, le monde est beau.



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