The day I felt in love, again

Après quelques verres, rester immobile m’a causé bien du soucis. Alors j’ai écouté cette petite voix qui me disait “marche” (toute référence à notre nouveau président serait totalement fortuite). J’ai ainsi dit aux buddies “je vais marcher, je suis ivre, il faut que l’alcool redescende”.

De Saint Germain à Saint Michel (et d’autres lieux et ponts fréquentés au hasard de mes envies), j’ai croisé la vie. Les gens qui s’embrassent, les gens qui rient, les gens qui pleurent, les gens qui draguent, des gens qui se prennent en photo. Ce chien abandonné qui m’a tiré des larmes.

Jamais je n’ai autant aimé Paris, dans cette ivresse solitaire. Une impression d’être partie prenante du monde, et à la fois, une distance, un recul sur les choses et sur soi-même. Etre dans le présent sans vraiment l’être. L’Univers est simple, limpide, la connexion se crée, il n’y a qu’à se laisser prendre par les choses et les gens. 

Il est facile de prendre la mesure de l’importance de la situation, dans le moment présent. Beaucoup plus compliqué de cerner ce sentiment de plénitude, de l’encapsuler pour ne jamais plus l’oublier. L’écrit est la seule chose qui nous reste, mais les impressions sont floues, fragiles et volatiles, impossible de mettre des mots sur ces dernières. 

J’aurais voulu que cette marche dure toujours, j’aimerais que ces marches soient régulières mais, parfois, tout tient à un moment précis. Les planètes, les choses et les gens sont alignés pour que ce moment soit parfait.

Ces derniers mois ont été riches en enseignements. J’ai eu cette sagesse d’embrasser “my bright and dark sides”, de m’accepter et enfin, je me sens en phase avec ce monde, à ma place. Cette introversion qui m’a longtemps posé problème est enfin ma meilleure alliée.




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