Ils avaient tort…
Lorsque tu étais tombée malade, la Mort avait annoncé son arrivée, les sabots de son cheval tapant depuis des contrées lointaines. Tu t’étais endormie une journée de fin d’été, nous laissant le soin de nous occuper de ta moitié vivante, un peu perdue dans ce nouveau monde.
Il y a peu, il t’a rejointe. Ce fut soudain, inattendu. La Mort nous avait encerclé, sans même nous avoir laissé le temps de se remettre de cette première perte.
Et, tout comme les enfants, je me suis sentie d’un seul coup happée par la peur. La peur de la fin, la peur de la maladie, de la douleur. Comme un “reality check” qui t’enlève tes illusions de toute-puissance et d’immortalité.
Au delà de cela, c’est bel et bien la fin d’une époque. Une partie du monde qui s’éteint avec vous. Que restera-t-il de cette maison ? Que restera-t-il de vous ? Que restera-t-il de nous ?
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