Summertime Sadness & 29 ans

Les vacances sont finies et comme chaque année, la mélancolie se fait sentir.

La mélancolie de la plage, de la famille que je ne vais pas revoir de sitôt - et puis aussi, mais je ne veux pas me pourrir en y pensant trop, la perspective maussade de la rentrée dans ce job stressant.

C’est toujours compliqué d’écrire le bonheur, mais pourtant essentiel, afin de se souvenir et d’y revenir de temps en temps.
Il y a eu ce départ avec toi et des sandwiches. J’adore ces journées, l’excitation des vacances qui arrivent, la perspective de la chaleur sur sa peau.

L’arrivée chez ma cousine et toute sa smala : voir l’ainé grandir et le petit pour la première fois. Sentir cette connexion même après toutes ces années, intacte et fiable.

Ensuite, les trois jours chez Papa et sa copine. La soirée galette et crêpes (faites maison), le resto pour nos anniversaires (et ce cadeau qui m’a tant touchée…), le café tous les deux ainsi que la visite d’une cave à vin et le marché le matin. Cette journée à la plage aussi, dont j’ai encore les traces (aka brulures laissant deviner la forme de mon haut de maillot de bain), et cette halte pour boire du vin tous ensemble, en plein milieu de l’après-midi.

Cette soirée chez ma soeur et son copain. Galette maison, ventre trop plein, compagnie agréable, procession du 15 août… Coeur remplit d’amour.

Et ces quelques jours chez maman, le café à la crème brûlée, mon gros chat d’amour et ses ronrons, mon lit trop petit d’enfant, les petits déjeuners matinaux pour profiter d’elle… Le brunch d’anniversaire tous ensemble et aussi, ces deux nuits incroyables aux Thermes, le son de la mer dans la nuit, la vue à couper le souffle, la promenade sur le Sillon à une heure tardive, l’odeur lointaine mais connue de l’hôtel, le plaisir d’un thé face à la plage. Se lever à quatre heure du matin pour contempler le lever du soleil et puis pour clore le cycle, ce coucher magnifique derrière les flots.

Et puis le retour, cette envie de plus en plus tenace de partir, d’aller près de la mer pour se ressourcer plus souvent. Qui sait, un jour peut-être ?

Essayer de ne pas être triste car je suis là où j’ai voulu être.

Et puis, l’arrivée de notre petite. Coeur emplit d’amour, chaleur de son pelage, ronrons dans les oreilles et contre le coeur.
Et les 29 années alors ? Prendre soin de moi (de mon corps, coeur, esprit ; méditer, prendre du recul, noter le bonheur) et continuer d’aimer. Et puis, économiser aussi, pour des futurs projets, qui je l’espère, seront face à la mer.







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