Un voyageur heureux est un voyageur léger
Il y a trois ans de cela, j’avais cette quête du dressing idéal.
Lassée de mon armoire encombrée, j’avais décidé de l’alléger. Ce n’était pas qu’une histoire d’optimisation de l’espace, mais bel et bien un travail sur mon style.
J’avais décidé de réduire ma consommation d’habits au minimum et de privilégier les belles pièces intemporelles et de qualité avérée.
Le temps a filé, cette idée ne m’a jamais quittée, quelques belles pièces m’ont rejointe et quelques erreurs ont été commises.
Et puis il y a eu d’autres étapes.
J’ai rendu mon appartement et ai pris conscience de toutes ces choses accumulées en l’espace de cinq ans. Tant d’objets inutiles, de plastique, de magazines que je ne lisais même pas…
Et il y a eu le départ pour Londres et la sélection de ce que je voulais emporter avec moi. Il a fallu choisir les habits, les chaussures, le makeup, les livres et autres objets du quotidien (Moleskine, laptop etc.). Le tout dans une valise et un sac de randonnée.
À Londres, je n’ai eu que faire de mon style. Mon mini-shorts, mon jeans noir, mes trainers. Toujours les mêmes habits qui revenaient. J’ai délaissé les robes que je portais régulièrement à Paris et ai naturellement évincé les fringues qui n’étaient pas faites pour moi (cette robe à chats H&M, cette robe à fleurs Primark, ce sweat gris Petit Bateau et encore bien d’autres). Les vraies valeurs se sont révélées.
Cette quête du dressing idéal s’est peu à peu transformée en sorte de principe de vie.
Je veux pouvoir partir demain, ouvrir ma valise et la remplir facilement.
Je veux me détacher de ces choses matérielles et privilégier les objets de qualité qui m’accompagneront dans le temps.
Pourquoi avoir dix pulls de basse confection lorsque l’on peut avoir trois pulls avec des mailles de qualité ?
Et puis qu’est ce que le matériel après tout ? Les plus précieux des matériaux ne sont-ils pas nos souvenirs, nos expériences et les valeurs que nous en avons tirées ?
Qu’est ce qui fait la valeur de nos objets ? Le fait qu’ils soient nombreux ou le fait qu’ils soient singuliers et qu’ils possèdent une véritable valeur affective ?
J’ai encore du chemin à parcourir.
Notamment en ce qui concerne ma consommation de trainers.
De plus, je ne sais pas encore trop comment me positionner face à certains objets. Je pense aux livres principalement.
J’aime cet objet, j’aime le fait de me rendre dans des librairies indépendantes. Car ce n’est pas seulement acheter un livre, c’est l’inscrire dans une histoire humaine. Je pense à Brick Lane Bookshop et à ses super vendeurs, librairie dans laquelle j’ai acheté de merveilleux livres, et qui seront probablement les emblèmes de mes souvenirs physiques rapportés de cette période de ma vie.
De plus, je ne sais pas encore trop comment me positionner face à certains objets. Je pense aux livres principalement.
J’aime cet objet, j’aime le fait de me rendre dans des librairies indépendantes. Car ce n’est pas seulement acheter un livre, c’est l’inscrire dans une histoire humaine. Je pense à Brick Lane Bookshop et à ses super vendeurs, librairie dans laquelle j’ai acheté de merveilleux livres, et qui seront probablement les emblèmes de mes souvenirs physiques rapportés de cette période de ma vie.
Mais de façon générale, un livre est lourd, demande de la place. Que faire d’une énorme bibliothèque ? Doit-on céder à la mode des livres électroniques mais continuer d’acheter les livres “qui en valent le coup” ?
Avant que ce post ne soit un véritable navire en perdition, je vais m’arrêter là.
Le soleil est au dessus de Londres, il serait dommage de ne pas en profiter.
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